Sommaire
- Points clés à retenir
- Pourquoi l’anglais est le premier filtre
- Le niveau d’anglais attendu par compagnie
- L’expérience en relation client : aussi importante que l’anglais
- Les langues supplémentaires : un atout réel
- Ce que les compagnies du Golfe observent en entretien
- Compagnies françaises vs compagnies du Golfe : les différences clés
- Comment se préparer
- En résumé
- Questions fréquentes
- À lire aussi
Emirates, Etihad et Qatar Airways reçoivent des milliers de candidatures par session. Tout se passe en anglais, dès le premier contact. Et ce qui élimine la plupart des candidats, ce n’est pas le CCA ni le diplôme. C’est le niveau d’anglais et le manque d’exemples concrets en relation client.
Points clés :
- Le recrutement PNC chez Emirates, Etihad et Qatar Airways se déroule intégralement en anglais
- Le niveau C1 est celui qui permet de tenir l’ensemble du processus avec aisance
- L’expérience en relation client haut de gamme (luxe, hôtellerie, restauration) est aussi décisive que le niveau d’anglais
- Aucun CCA n’est exigé avant le recrutement : formation interne après embauche
- Etihad utilise une vidéo de candidature différée (EVD). Emirates et Qatar Airways recrutent lors d’Open Days en présentiel.
Points clés à retenir
| Point | Détails |
|---|---|
| Langue de recrutement | Intégralement en anglais, dès la candidature |
| Niveau d’anglais attendu | C1 recommandé pour répondre avec aisance sous pression |
| Certification | Pas de certification imposée, mais le LILATE ou le Linguaskill C1 renforce la crédibilité du dossier |
| Expérience client | Fortement valorisée : hôtellerie, restauration, luxe, accueil |
| Langues supplémentaires | Atout, notamment le français, l’arabe, le mandarin ou l’espagnol |
| Taille minimum | 1,60m minimum chez Emirates. Critères similaires chez Etihad et Qatar Airways. |
| Test anglais écrit | Systématique dans les trois compagnies, en complément des épreuves orales |
| CCA | Non requis avant le recrutement. Formation assurée en interne après embauche. |
Pourquoi l’anglais est le premier filtre
Chez Emirates, Etihad et Qatar Airways, tout se passe en anglais. Pas uniquement les questions : les échanges avec les recruteurs, les exercices de groupe, les mises en situation, l’entretien individuel. Un candidat qui hésite ou qui cherche ses mots à ce stade ne passe pas.
Le niveau C1, c’est ce qui permet de répondre sans chercher, de rester fluide sous pression et de raconter ses exemples naturellement. Un candidat B2 peut techniquement postuler, mais la marge est étroite en conditions réelles. La moindre hésitation en entretien individuel peut suffire à éliminer un profil par ailleurs solide.
Le niveau d’anglais attendu par compagnie
Emirates
Emirates ne demande pas de certification d’anglais, mais le recrutement se déroule intégralement en anglais. Le processus comprend un ice breaker en groupe, des exercices collectifs, un test d’anglais écrit et oral, et un entretien individuel STAR. Chaque étape est éliminatoire. Emirates valorise les profils multilingues, mais l’anglais reste la langue de travail principale.
Etihad
Etihad utilise une vidéo de candidature différée (EVD) comme première étape, entièrement en anglais. Le candidat répond seul à des questions filmées, avec un temps de préparation court. Sans aisance réelle à l’oral, cette étape est difficile à franchir. Le C1 est recommandé pour répondre sans chercher ses mots face à la caméra.
Etihad évalue aussi les compétences en communication interculturelle : la capacité à adapter son registre selon l’interlocuteur est observée dès les premières épreuves.
Qatar Airways
Qatar Airways recrute lors d’Open Days en présentiel, avec des entretiens collectifs et individuels en anglais. Pas de vidéo de candidature différée dans leur processus. L’accent est mis sur la présentation, la fluidité à l’oral et la capacité à maintenir un service d’excellence. Le profil multilingue est un avantage, comme chez Emirates.
L’expérience en relation client : aussi importante que l’anglais
L’anglais est nécessaire, mais il ne suffit pas. Ce que ces compagnies cherchent, c’est un candidat capable de gérer une clientèle internationale exigeante, parfois en situation de stress, avec le sourire. L’expérience en relation client, c’est ce qui prouve cette capacité concrètement.
Les profils issus de l’hôtellerie haut de gamme, de la restauration gastronomique, du luxe ou de l’accueil événementiel arrivent avec les bons réflexes : discrétion, anticipation des besoins, gestion des demandes inhabituelles, sang-froid face aux passagers difficiles. Ce sont exactement les situations que les recruteurs demandent de raconter en entretien.
« Racontez-moi une situation difficile avec un client » revient dans presque tous les entretiens. La méthode STAR est la structure la plus efficace pour répondre. Et ces exemples doivent venir en anglais, directement, sans traduction mentale perceptible.
Conseil pratique :Préparez au minimum cinq situations professionnelles concrètes en anglais. Variez les contextes : client difficile, travail en équipe sous pression, adaptation à l’imprévu, service dans un moment de stress. Ces exemples doivent venir naturellement, sans hésitation.
Les langues supplémentaires : un atout réel
Une deuxième ou troisième langue est un vrai atout dans le dossier. Les plus valorisées sont l’arabe, le français, le mandarin, le japonais et l’espagnol, selon les lignes desservies. Un candidat francophone avec un bon niveau d’anglais et quelques bases en arabe a un profil particulièrement recherché.
Ce que les compagnies du Golfe observent en entretien
La présentation est observée dans les moindres détails dès l’arrivée. Une chemise mal repassée, un maquillage insuffisant, une coiffure négligée : les recruteurs notent tout, pour les femmes comme pour les hommes. Tenue soignée, grooming impeccable, posture ouverte, sourire naturel. Ce n’est pas une impression générale qu’ils évaluent, c’est chaque détail individuellement. Aucun tatouage visible en uniforme n’est accepté chez Emirates, Etihad ou Qatar Airways. C’est une politique stricte appliquée dès la journée de sélection : les recruteurs vérifient ce point lors de l’entretien individuel.
Les critères physiques font partie des prérequis officiels. Emirates exige une taille minimum de 1,60m et une portée de bras de 212 cm pieds nus sur la pointe des pieds. Etihad et Qatar Airways appliquent des critères similaires liés aux équipements de sécurité à bord. Ces critères sont vérifiés dès la journée de sélection.
Un passeport sans restriction de voyage est obligatoire dans les trois compagnies. C’est un prérequis non négociable à vérifier avant de postuler.
Un test d’anglais écrit est systématique dans les trois compagnies, en complément des épreuves orales. L’oral reste ce qui est le plus évalué, mais l’écrit compte aussi. Ne le négligez pas.
La communication non verbale est aussi évaluée : regard direct, gestuelle maîtrisée, ton posé. Et la motivation pour l’expatriation doit être sincère et assumée. Ces compagnies le sentent immédiatement quand un candidat n’a pas vraiment réfléchi à ce que signifie vivre à Dubaï ou Abu Dhabi.
Connaître la compagnie ciblée fait la différence. Un candidat qui cite une ouverture de ligne récente ou une valeur spécifique montre un intérêt réel qui se ressent dans l’entretien.
Chez Emirates, si vous avez été retenu à l’issue de toutes les épreuves, vous recevez un appel téléphonique quelques jours après la session : c’est le golden call. En cas de refus, le délai pour repostuler est de 6 mois, que ce soit chez Emirates, Etihad ou Qatar Airways.
Compagnies françaises vs compagnies du Golfe : les différences clés
| Critère | Compagnies françaises | Compagnies du Golfe |
|---|---|---|
| Langue de recrutement | Français. Une certification LILATE ou Linguaskill est exigée pour postuler. L’anglais peut être testé à l’oral selon les compagnies. | Intégralement en anglais |
| Certification anglais | LILATE ou Linguaskill B2 minimum, C1 valorisé | Pas de certification imposée, C1 recommandé en pratique |
| CCA avant recrutement | Pas toujours exigé selon les campagnes | Non requis, formation interne après embauche |
| Expérience client | Valorisée | Très valorisée, luxe et hôtellerie haut de gamme appréciés |
| Âge minimum | 18 ans | 21 ans (Emirates, Etihad) |
| Expatriation | Non | Obligatoire (Dubaï, Abu Dhabi) |
Comment se préparer
L’anglais d’abord. Si le niveau n’est pas encore C1, c’est l’investissement le plus utile avant de postuler. Une certification LILATE ou Linguaskill C1 renforce la crédibilité du dossier même si elle n’est pas exigée, et l’entraînement à l’oral prépare directement aux épreuves.
Préparez vos exemples directement en anglais. Pas en français d’abord, traduit ensuite. En anglais dès le départ. La façon dont vous racontez une situation vécue en anglais, sans chercher vos mots, dit beaucoup sur votre niveau réel.
Travaillez la présentation et la posture. Entraînez-vous face à une caméra. Le regard, le sourire, la posture et le débit s’évaluent dès les premières épreuves chez Etihad, et dès l’arrivée en salle chez Emirates.
En résumé
Anglais C1, expérience en relation client, présentation soignée, connaissance de la compagnie ciblée. Ce sont les quatre piliers d’une candidature solide pour les compagnies du Golfe. Le CCA ne compte pas à ce stade : les trois forment en interne. Ce qui est décisif dès la candidature, c’est l’anglais et l’expérience client. Le reste vient après.
Questions fréquentes
Faut-il une certification d’anglais pour postuler chez Emirates ou Etihad ?
Non, aucune certification n’est imposée. Mais le recrutement se déroule intégralement en anglais et le C1 est le niveau qui permet de tenir l’ensemble du processus avec aisance. Une certification LILATE ou Linguaskill C1 renforce la crédibilité du dossier.
Quel niveau d’anglais faut-il vraiment pour les compagnies du Golfe ?
Le C1 en pratique. Un candidat B2 peut postuler, mais la marge est étroite en conditions réelles. L’aisance à l’oral, la fluidité dans les mises en situation et la capacité à raconter des exemples concrets en anglais font la différence.
L’expérience en luxe ou hôtellerie est-elle obligatoire ?
Non, mais elle est très valorisée. Ces compagnies cherchent des profils capables de gérer une clientèle internationale exigeante. Une expérience en hôtellerie haut de gamme, restauration gastronomique ou accueil de luxe prépare directement aux codes attendus en cabine.
Faut-il le CCA pour postuler chez Emirates ou Etihad ?
Non. Emirates, Etihad et Qatar Airways forment en interne après recrutement. Ce qui compte dès la candidature, c’est le niveau d’anglais, l’expérience client et la présentation.
Peut-on postuler chez Emirates depuis la France ?
Oui. Emirates organise des Open Days dans plusieurs villes françaises et européennes. Le poste implique une expatriation obligatoire à Dubaï. SkySuccess organise également des journées de recrutement en partenariat avec Emirates en France.
Qu’est-ce que le golden call chez Emirates ?
C’est l’appel téléphonique reçu quelques jours après la journée de sélection, qui confirme que vous avez été retenu. Si vous ne recevez pas cet appel, c’est que votre candidature n’a pas été retenue pour cette session.
Peut-on repostuler après un refus chez Emirates, Etihad ou Qatar Airways ?
Oui, mais après un délai de carence de 6 mois. Ce délai s’applique aux trois compagnies. Toute candidature soumise avant ce délai sera automatiquement rejetée. Ces 6 mois sont l’occasion de travailler son anglais et de préparer de nouveaux exemples concrets.

Rémi Duchange
Cofondateur de SkySuccess, organisme de formation certifié Qualiopi spécialisé dans la préparation des futurs hôtesses de l'air et stewards (PNC). Ancien personnel navigant commercial, chef de cabine et instructeur avec plus de 15 ans d'expérience dans l'aérien, il accompagne les candidats de l'anglais jusqu'à l'embauche en compagnie. Il est également chroniqueur aviation pour TourMag.
En 4 ans, plus de 1 200 élèves accompagnés par SkySuccess ont intégré une compagnie aérienne, avec 87% de réussite au LILATE ou Linguaskill (B2/C1). Avis vérifiés sur Trustpilot.
