Sommaire
- Points clés à retenir
- Les deux voies pour devenir contrôleur aérien
- Qui peut se présenter au concours ICNA
- Le concours ICNA : places, épreuves, calendrier
- L’anglais, première cause d’élimination à l’oral
- La formation ICNA : trois ans à l’ENAC, rémunérés
- Le salaire d’un contrôleur aérien
- Dix ans d’engagement, et un départ à 59 ans
- Où travaille un contrôleur aérien
- Le rythme de travail d’un contrôleur aérien
- La voie TSEEAC, accessible dès le bac
- En résumé
- Questions fréquentes
- À lire aussi
Pour devenir contrôleur aérien en France, vous devez réussir le concours ICNA de l’École nationale de l’aviation civile, ouvert après un bac+2 scientifique, puis suivre trois années de formation rémunérée à Toulouse. Comptez cinq ans entre le bac et votre première position de contrôle.
En 2026, la DGAC ouvre 145 places au concours externe. Elle en offrait 81 en 2023. Le volume a presque doublé en trois ans, et 1 183 candidats ont franchi l’admissibilité en juin dernier pour ces 145 places.
Points clés à retenir
| Élément | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Voie principale | Concours externe ICNA, via la banque d’épreuves CCINP, après un bac+2 scientifique |
| Places 2026 | 145 au concours externe |
| Âge | 26 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours, reculs possibles |
| Nationalité | Ressortissant de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen |
| Aptitude médicale | Certificat de classe 3 dès l’inscription, puis examens avant l’admission définitive |
| Formation | 3 ans à l’ENAC Toulouse, rémunérée, grade de Master MCTA |
| Anglais | Première cause d’élimination à l’oral, puis niveau B2 à démontrer avant la fin de la scolarité |
| Rythme de travail | 1 420 h par an, soit environ 32 h par semaine, en cycles de 12 jours avec 6 vacations, nuits et jours fériés compris |
| Salaire en poste | De 2 811 € brut par mois en début de carrière à 10 663 € brut en fin de carrière |
| Engagement | 7 ans de service après la formation, soit 10 ans à partir de l’entrée à l’ENAC |
| Fin de carrière | Départ obligatoire à 59 ans, sans prolongation possible |
| Voie post-bac | Concours TSEEAC, formation GSEA, grade de Licence |
Les deux voies pour devenir contrôleur aérien
Le concours ICNA mène au contrôle en tour, en approche et en route. C’est la voie qui fait de vous un contrôleur à part entière, avec la licence européenne et les trois qualifications qui vont avec.
Le concours TSEEAC s’ouvre dès le bac et mène au corps des techniciens supérieurs de l’aviation civile. Une partie d’entre eux contrôle sur certains aérodromes, les autres travaillent sur l’information aéronautique, la conception de procédures, la surveillance ou l’exploitation des systèmes. Des passerelles existent ensuite vers l’ICNA. Les deux formations se déroulent à l’ENAC, à Toulouse, mais le corps d’arrivée et le métier diffèrent.
Qui peut se présenter au concours ICNA
| Critère | Exigence |
|---|---|
| Diplôme | 2e année de classes préparatoires scientifiques, ou L2 validée à 120 crédits ECTS, DUT ou BTS à caractère scientifique ou technologique, avant le 1er novembre de l’année du concours |
| Âge | 26 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours |
| Nationalité | Union européenne ou Espace économique européen |
| Santé | Certificat médical de classe 3 demandé dès l’inscription |
| Casier | Aucune mention au bulletin n° 2 incompatible avec les fonctions |
La limite d’âge recule dans plusieurs situations : durée du service national actif, un an par enfant à charge, un an par personne handicapée à charge. Elle disparaît si vous avez trois enfants ou plus, si vous élevez seul votre enfant, ou si vous figurez sur la liste des sportifs de haut niveau.
Votre BTS vous donne le droit de vous inscrire. Il ne vous donne pas le niveau. Vous choisissez une filière au moment de l’inscription, MP, PC, PSI ou MPI, et vous composez sur les sujets de cette filière, écrits pour des élèves de deuxième année de prépa. Beaucoup de candidats découvrent l’écart devant la copie.
Depuis le lycée, le chemin le plus direct passe donc par un bac général avec les spécialités mathématiques et physique-chimie, puis deux ans de classe préparatoire MPSI ou PCSI. Une L2 scientifique ou un BUT scientifique conviennent aussi, à condition de préparer les épreuves au niveau attendu.
Le certificat médical de classe 3 se prépare aussi. Il porte sur la vision, l’audition et l’état de santé général, et les normes sont publiques. Le bilan de la session 2025 donne la mesure de cette étape : sur 3 739 inscrits, 2 093 ont validé leur candidature avec l’attestation médicale. Un peu plus d’un inscrit sur deux.
Le concours ICNA : places, épreuves, calendrier
Le recrutement passe par la banque d’épreuves CCINP. Vous ne composez pas sur un sujet ENAC : vous passez les écrits du Concours commun INP dans votre filière, plus les épreuves communes de langues vivantes et de français. À l’oral s’ajoutent les épreuves de la banque, les langues vivantes, les TIPE et un entretien avec le jury.
On lit souvent que le concours comporte des tests psychotechniques. Le concours externe n’en comporte aucun. En cas d’égalité de points, c’est la note à l’entretien avec le jury qui départage.
Cet entretien est la seule épreuve propre à l’ENAC. Le rapport de la présidente du jury 2025 détaille ce qui s’y joue : maîtrise du français, clarté à l’oral, connaissance du métier de contrôleur et de ses contraintes, culture aéronautique, actualité générale, connaissance de soi. La note éliminatoire y est fixée à 8 sur 20, un seuil que le jury juge trop bas et demande de porter à 10.
| Session 2026 | Chiffre ou date |
|---|---|
| Places au concours externe | 145, réparties entre les filières de prépa : 52 en MP, 52 en PSI, 38 en PC, 3 en MPI |
| Inscriptions | Du 8 décembre 2025 au 12 janvier 2026 |
| Écrits | À partir du 20 avril 2026 |
| Résultats d’admissibilité | 11 juin 2026, 1 183 candidats admissibles |
| Oraux | À partir du 22 juin 2026 |
| Admission | Jury réuni le 27 juillet 2026 |
Le nombre de places se fixe chaque année par arrêté, et rien ne garantit qu’il restera à ce niveau en 2027. La sélection se lit mieux sur la session 2025, dont le bilan complet est publié : 3 739 inscrits, 1 106 admissibles, 148 admis. Un candidat sur vingt-cinq est passé.
L’anglais, première cause d’élimination à l’oral
Aucune certification n’est demandée pour vous inscrire, ni LILATE, ni Linguaskill, ni équivalent. Beaucoup de candidats en concluent que la langue viendra toute seule et passent deux ans sur les mathématiques et la physique.
Le rapport de la présidente du jury 2025 dit l’inverse, chiffres à l’appui. Sur 1 106 admissibles, 357 ont écopé d’une note éliminatoire aux épreuves orales. Pour 305 d’entre eux, l’anglais était en cause. Une seule épreuve a donc écarté six fois plus de candidats que toutes les autres réunies.
Le mécanisme est arithmétique. La note éliminatoire à l’oral d’anglais était fixée à 12 sur 20 en 2025, contre 8 pour l’entretien avec le jury. Or la moyenne obtenue à cette épreuve tournait autour de 12,7 en 2024. Le couperet tombe donc juste sous la moyenne de la promotion.
Le jury lui-même juge le seuil trop dur et demande qu’il soit ramené à 10. Il chiffre l’enjeu : au concours 2023, 116 candidats n’avaient que l’anglais comme note éliminatoire, et 80 d’entre eux auraient été classés sans elle.
Ce qui est évalué a changé quand le concours a rejoint la banque CCINP. La correction ne porte plus seulement sur la langue : la capacité à tenir un propos long et la culture générale entrent désormais dans la note. Réciter du vocabulaire aéronautique ne suffit pas.
Le concours passé, l’anglais revient deux fois. À la fin du quatrième semestre, la licence de contrôleur stagiaire ne vous est délivrée que si elle porte les mentions linguistiques anglais et français. À la fin du sixième, l’arrêté du 30 octobre 2023 vous demande d’avoir démontré le niveau B2 du cadre européen commun de référence pour valider votre scolarité.
Une étude Cambridge English menée avec Cadremploi et Le Figaro Étudiant situait en 2020 le niveau moyen des salariés français autour du B1. Le B2 attendu des élèves ICNA est un cran au-dessus, et c’est le seuil qu’on retrouve dans les autres métiers de l’aérien, du personnel navigant aux fonctions au sol.
Une fois en poste, la question ne se pose plus en termes d’examen. Vous parlez à des équipages de toutes nationalités, sur des fréquences saturées, avec une phraséologie normalisée en anglais.
La formation ICNA : trois ans à l’ENAC, rémunérés
Vous rejoignez l’ENAC à Toulouse avec le statut de fonctionnaire élève, puis d’ingénieur stagiaire. La formation porte le nom de MCTA, pour Management et Contrôle du Trafic Aérien, et vaut grade de Master. Elle se déroule en deux temps : deux ans à l’école, un an dans le centre où vous êtes affecté, sur des positions réelles.
| Phase | Ce qui s’y passe | Où |
|---|---|---|
| Semestres 1 à 4 | Réglementation, navigation, météorologie, information aéronautique, phraséologie, simulateurs tour et centre en route, anglais tout au long du cursus, stage de pilotage visant la licence LAPL | ENAC Toulouse |
| Fin du semestre 4 | Licence de contrôleur stagiaire avec les mentions linguistiques, puis affectation dans un service de la navigation aérienne | ENAC Toulouse |
| Semestres 5 et 6 | Contrôle sur position réelle sous supervision, niveau B2 en anglais à démontrer, projet de fin d’études | Votre centre |
L’affectation dépend de votre classement à la sortie de la phase école et des besoins de la DGAC : vous ne choisissez pas votre centre, vous le demandez. Le diplôme est délivré au bout des trois ans, mais la qualification complète sur votre position peut demander un à quatre ans de plus selon la complexité du centre.
La scolarité comprend aussi un stage de pilotage. Le catalogue de la formation MCTA lui fixe pour objectif la licence LAPL(A), la licence européenne de pilote d’aéronefs légers, ou un niveau proche. Un module théorique le précède, appelé PPL théorique, calibré sur les connaissances attendues d’un titulaire du LAPL.
L’ENAC en donne la raison : connaître le pilotage des aéronefs légers améliore le service rendu aux équipages. Vous découvrez de l’intérieur les contraintes des pilotes que vous guiderez, en vol à vue comme aux instruments. Les contrôleurs bénéficient ensuite d’un entraînement aérien régulier tout au long de leur carrière.
Le salaire d’un contrôleur aérien
Vous êtes fonctionnaire dès l’admission et payé pendant les trois années d’école. Comptez autour de 1 700 € nets par mois la première année, 2 000 € la deuxième et 2 500 € la troisième, chiffres vérifiés en août 2026.
Une fois en poste, le site de recrutement du ministère des Transports annonce 2 811 € brut par mois en début de carrière et 10 663 € brut en fin de carrière. Le traitement indiciaire ne fait qu’une partie de ce montant : s’y ajoute l’indemnité spéciale de qualification.
Dix ans d’engagement, et un départ à 59 ans
Vous vous engagez à servir l’État pendant sept ans une fois titularisé, c’est-à-dire une fois la formation terminée. Trois ans d’école plus sept ans de service : vous signez pour dix ans. Une rupture d’engagement survenue plus de trois mois après le début de la formation vous oblige à rembourser au Trésor public la totalité des traitements et indemnités perçus, plus tout ou partie des frais d’études, sauf si elle ne vous est pas imputable.
Votre aptitude médicale de classe 3 se contrôle périodiquement jusqu’à la fin de votre carrière, et une inaptitude vous écarte des fonctions de contrôle.
La limite d’âge du corps est fixée à 59 ans, sans report possible. Elle était de 57 ans avant la réforme des retraites de 2010. Les textes européens autorisent les États membres à fixer une limite propre aux contrôleurs aériens.
Où travaille un contrôleur aérien
Le contrôle en route s’exerce depuis cinq centres, à Brest, Paris, Reims, Aix-en-Provence et Bordeaux. Le contrôle d’approche et d’aérodrome se fait depuis les tours des aéroports, en métropole comme en outre-mer, où une dizaine de plateformes emploient des ICNA. Le travail se fait en binôme sur une position de contrôle.
Après quelques années d’opérationnel s’ouvrent des postes en horaires de bureau : analyse des événements de sécurité, réorganisation d’espaces aériens, modernisation des outils, instruction. Les fonctions d’encadrement, chef d’équipe, chef de salle ou direction d’un organisme de contrôle, arrivent plus tard dans la carrière.
Le rythme de travail d’un contrôleur aérien
Le contrôle est assuré 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Vous travaillerez donc de nuit, le dimanche et les jours fériés, par roulement.
Le temps de travail est fixé à 1 420 heures par an, contre 1 607 dans le régime de droit commun, soit environ 32 heures par semaine et huit semaines de congés.
Le service s’organise en cycles de douze jours comprenant six vacations, selon la règle dite du « un jour sur deux ». L’arrêté du 8 juillet 2024 plafonne une vacation de jour à 10 heures et une vacation de nuit à 11 heures. Le repos représente au moins un quart de la durée des vacations sur le cycle, avec deux heures consécutives minimum la nuit.
La voie TSEEAC, accessible dès le bac
Le concours externe TSEEAC s’adresse aux titulaires du baccalauréat. Les lauréats suivent la formation GSEA à l’ENAC, qui donne un grade de Licence.
Les missions du corps couvrent le contrôle sur certains aérodromes, l’information aéronautique, la conception de procédures de circulation aérienne, le contrôle technique d’exploitation, la surveillance et l’inspection. Une partie seulement des diplômés est affectée sur des postes de contrôle.
Trois passerelles mènent ensuite à l’ICNA : le concours interne, l’examen professionnel et la sélection professionnelle. Les lauréats du concours interne refont la formation initiale complète à l’ENAC.
En résumé
Devenir contrôleur aérien en 2026 passe par le concours externe ICNA, organisé dans la banque d’épreuves CCINP et ouvert aux titulaires d’un bac+2 scientifique de 26 ans au plus au 1er janvier. La session 2026 offre 145 places au concours externe, pour 3 739 inscrits lors de la session précédente. Il faut être ressortissant de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen et fournir un certificat médical de classe 3 dès l’inscription.
Viennent ensuite trois années à l’ENAC de Toulouse, rémunérées, qui donnent le grade de Master MCTA : quatre semestres à l’école jusqu’à la licence de contrôleur stagiaire, puis deux semestres de pratique dans le centre d’affectation. Le niveau B2 en anglais conditionne la validation de la scolarité, et l’emploi est assuré à la DGAC à la sortie. La rémunération passe d’environ 1 700 € nets en première année d’école à 2 811 € brut en début de carrière, puis jusqu’à 10 663 € brut en fin de carrière. En contrepartie, vous vous engagez à servir l’État sept ans après la fin de la formation, soit dix ans au total, et vous cessez d’exercer à 59 ans.
Une seconde porte s’ouvre dès le bac avec le concours TSEEAC et la formation GSEA, qui mènent à des fonctions plus variées au sein de la DGAC et permettent d’accéder ensuite au corps ICNA.
Questions fréquentes
Quel niveau d’études faut-il pour devenir contrôleur aérien ?
Un bac+2 scientifique pour le concours externe ICNA : deuxième année de prépa, L2 validée à 120 crédits ECTS, DUT ou BTS scientifique ou technologique. Le concours TSEEAC, lui, est accessible dès le bac.
Combien de places au concours de contrôleur aérien en 2026 ?
145 au concours externe, réparties entre les filières de classes préparatoires : 52 en MP, 52 en PSI, 38 en PC et 3 en MPI. Lors de la session 2025, 3 739 candidats étaient inscrits pour 148 places.
Quelles études faire après le bac pour devenir contrôleur aérien ?
Le chemin le plus direct est un bac général avec les spécialités mathématiques et physique-chimie, puis deux ans de classe préparatoire scientifique MPSI ou PCSI, avant de passer le concours ICNA. Une L2 scientifique ou un BUT scientifique ouvrent le même concours. Le concours TSEEAC, lui, est accessible directement après le bac.
Quel est l’âge maximum pour passer le concours ICNA ?
26 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours. Cette limite recule notamment au titre du service national actif ou d’un enfant à charge, et disparaît si vous avez trois enfants ou plus.
Quel niveau d’anglais faut-il pour être contrôleur aérien ?
Aucune certification n’est demandée à l’inscription, mais l’anglais est évalué à l’écrit et à l’oral au concours, et c’est la première cause d’élimination aux épreuves orales. Pendant la scolarité, la licence de contrôleur stagiaire porte des mentions linguistiques anglais et français, et le niveau B2 du cadre européen commun de référence doit être démontré à la fin du sixième semestre pour valider la formation.
Quelle est la note éliminatoire en anglais au concours ICNA ?
Elle était fixée à 12 sur 20 à l’oral d’anglais en 2025, contre 8 pour l’entretien avec le jury. Sur 1 106 admissibles cette année-là, 305 ont été éliminés par cette épreuve. Le jury a demandé que le seuil soit ramené à 10, ce qui est à vérifier dans la notice de la session en cours.
Quels sont les horaires d’un contrôleur aérien ?
Le service est assuré 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, nuits et jours fériés compris. Le temps de travail est fixé à 1 420 heures par an, soit environ 32 heures par semaine, organisées en cycles de douze jours comprenant six vacations. Une vacation de jour est plafonnée à 10 heures et une vacation de nuit à 11 heures, dont au moins un quart de repos.
Combien gagne un contrôleur aérien ?
De 2 811 € brut par mois en début de carrière à 10 663 € brut en fin de carrière, selon le site de recrutement du ministère des Transports. Ce montant combine le traitement indiciaire et l’indemnité spéciale de qualification.
Est-on payé pendant la formation de contrôleur aérien ?
Oui. Vous êtes fonctionnaire dès l’admission, avec environ 1 700 € nets par mois la première année, 2 000 € la deuxième et 2 500 € la troisième.
Peut-on devenir contrôleur aérien sans passer par une prépa ?
Oui, une L2 scientifique, un BTS ou un BUT scientifique ou technologique ouvrent le droit de concourir. Les épreuves écrites restent toutefois celles de la banque CCINP, au programme des classes préparatoires, dans la filière choisie à l’inscription.
Combien de temps dure la formation ?
Trois ans. Les quatre premiers semestres se passent à l’ENAC de Toulouse et se terminent par la licence de contrôleur stagiaire. L’affectation intervient ensuite, et les deux derniers semestres sont consacrés à la pratique dans le centre d’affectation.
Y a-t-il des tests psychotechniques au concours ?
Non, pas au concours externe ICNA. La sélection repose sur les épreuves écrites et orales de la banque CCINP, les langues vivantes, le français, les TIPE et un entretien avec le jury.
Combien de temps est-on engagé après la formation ?
Sept ans de service à compter de la titularisation, qui intervient à la fin des trois années de formation. L’engagement total court donc sur dix ans à partir de l’entrée à l’ENAC. Une rupture plus de trois mois après le début de la formation entraîne le remboursement des traitements perçus.
À quel âge un contrôleur aérien cesse-t-il son activité ?
À 59 ans, sans possibilité de report. La limite était de 57 ans avant la réforme des retraites de 2010.
Faut-il une visite médicale pour devenir contrôleur aérien ?
Oui. Un certificat médical de classe 3 est demandé dès l’inscription, et plusieurs examens médicaux interviennent avant l’admission définitive. L’aptitude se contrôle ensuite tout au long de la carrière.
À lire aussi
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Sources officielles : la page du concours ICNA sur le site de l’ENAC, le rapport de la présidente du jury 2025, la fiche métier du ministère des Transports et devenir.controleuraerien.fr.

Rémi Duchange
Cofondateur de SkySuccess, organisme de formation certifié Qualiopi spécialisé dans la préparation des futurs hôtesses de l'air et stewards (PNC). Ancien personnel navigant commercial, chef de cabine et instructeur avec plus de 15 ans d'expérience dans l'aérien, il accompagne les candidats de l'anglais jusqu'à l'embauche en compagnie. Il est également chroniqueur aviation pour TourMag.
En 4 ans, plus de 1 200 élèves accompagnés par SkySuccess ont intégré une compagnie aérienne, avec 87% de réussite au LILATE ou Linguaskill (B2/C1). Avis vérifiés sur Trustpilot.
